RDC – Rwanda : la fin d’un mensonge stratégique et l’échec du narratif de la “guerre congolaise

Une rupture historique dans la position américaine

La déclaration récente des États-Unis constitue un tournant majeur dans la lecture internationale du conflit à l’Est de la République démocratique du Congo.
Pour la première fois de manière ouverte, explicite et sans ambiguïté, Washington désigne le Rwanda comme acteur direct de la guerre menée à travers le M23/AFC, par :
   •   la fourniture d’armes et de munitions,
   •   l’appui logistique et stratégique,
   •   la présence de combattants aux côtés des groupes armés,
   •   et la planification militaire d’opérations offensives sur le sol congolais.

Cette clarification met fin à des années d’ambiguïtés diplomatiques, de silences calculés et de récits biaisés qui ont permis au régime de Paul Kagame de se présenter abusivement comme un simple observateur ou médiateur régional, alors qu’il est envahisseur, planificateur, pilleur et bénéficiaire direct de cette guerre.

  1. La violation flagrante des Accords de Washington

Les faits récents, notamment le soutien actif du Rwanda aux offensives du M23/AFC en direction de la ville stratégique d’Uvira, constituent une violation manifeste des Accords de Washington, fraîchement signés et censés :
   •   garantir la désescalade,
   •   respecter la souveraineté territoriale de la RDC,
   •   mettre fin à tout appui aux groupes armés non étatiques.

En continuant à combattre aux côtés du M23, Kigali a démontré que ces accords n’étaient pour lui qu’un outil tactique, destiné à gagner du temps, réorganiser ses forces et poursuivre, sous couvert diplomatique, une entreprise militaire et économique illégale.

La demande formelle des États-Unis exigeant le retrait immédiat des forces rwandaises et de leurs supplétifs de la ville d’Uvira et de l’Est du Congo confirme que la communauté internationale ne peut plus ignorer cette duplicité.

  1. L’effondrement du narratif de la “guerre entre Congolais”

Lire aussi  Échange des voeux avec les Diplomates : F. Tshisekedi demande à la communauté internationale des sanctions contre le Rwanda

Pendant des années, un narratif toxique a été entretenu :

« Ce sont les Congolais qui se font la guerre entre eux. »

Ce récit est aujourd’hui définitivement discrédité.

Les groupes armés dits “congolais” impliqués dans cette guerre ne sont, dans une large mesure, que :
   •   des marionnettes fabriquées,
   •   des infiltrés instrumentalisés,
   •   ou des relais locaux d’un agenda rwandais clairement identifié.

Le véritable conflit oppose :
   •   un État souverain agressé, la RDC,
   •   à un État agresseur, le Rwanda,
qui utilise des Congolais comme écrans humains et outils de diversion pour masquer une guerre d’occupation et de prédation.

  1. Alerte patriotique : le danger de la “congolisation” du crime

Un appel patriotique s’impose aujourd’hui au gouvernement congolais.

Les erreurs du passé ne doivent plus jamais être répétées, notamment :
   •   la banalisation du rôle du Rwanda,
   •   l’innocentation politique de Paul Kagame,
   •   la réhabilitation diplomatique d’un régime prédateur,
   •   et la “congolisation” d’une guerre importée.

Il est impératif de :
   •   nommer clairement l’agresseur,
   •   neutraliser les infiltrations rwandaises dans les institutions congolaises,
   •   empêcher toute tentative interne visant à diluer la responsabilité du Rwanda,
   •   préserver la vérité historique et juridique de ce conflit.

Changer à nouveau le narratif reviendrait à trahir les victimes, à légaliser l’injustice, et à préparer les prochaines guerres.

  1. Responsabilité pénale et justice internationale

Les faits aujourd’hui établis ouvrent la voie à une exigence légitime :
   •   la responsabilité pénale internationale du régime rwandais,
   •   la poursuite de Paul Kagame et de ses collaborateurs pour crimes de guerre, crimes contre l’humanité et pillage systématique des ressources congolaises,
   •   la reconnaissance des droits des victimes,
   •   et l’exigence de réparations.

Lire aussi  Interdiction d'accueil des réfugiés congolais au Rwanda : « Kagame, africain de la honte » [Thierry Monsenepwo]

L’histoire ne pourra plus prétendre ne pas savoir.
Les preuves s’accumulent.
Les témoins parlent.
Les États commencent à nommer.

  1. Conclusion : une vérité enfin reconnue

La clairvoyance du gouvernement américain marque une étape décisive dans la quête de vérité et de justice pour le peuple congolais.

Désormais :
   •   la responsabilité du Rwanda est établie,
   •   la fiction diplomatique est brisée,
   •   et l’Histoire devra retenir, une fois pour toutes, que la guerre à l’Est du Congo est une guerre imposée de l’extérieur.

Le temps de l’impunité touche à sa fin.
Le temps de la vérité commence.

Next
Next

AFC/M23 : la stratégie du double jeu et la manipulation des populations meurtries de l’Est du Congo (Par Éric Kamba, Essayiste et analyste géopolitique)